Samedi 23 janvier 2010 à 15 H 30 au Théâtre Saint Louis à Pau.
Invitée par le Journal Factotum, la Troupe bordelaise le Gai Savoir présente la pièce de théâtre qu’elle a montée à partir du dernier roman de Cesare Battisti publié depuis son exil forcé : MA CAVALE.
Il s’agira en fait d’un double évènement à caractère culturel pour la partie théâtrale avec un spectacle de grande qualité, suivi d’un débat afin d’échanger autour de l’itinéraire de Cesare Battisti.
A Pau, où Cesare Battisti venait régulièrement au Salon du Livre et avait su se faire apprécier, la mobilisation a été immédiate dès son arrestation en février 2004. Diverses organisations politiques et syndicales, de nombreuses associations, des élus, et de simples citoyens, se sont réunis au sein d’un Comité de soutien (l’un des premiers à s’être créé en France).
Avec constance et obstination, le journal Factotum a depuis longtemps apporté son soutien à l’écrivain Cesare Battisti dans ce parcours compliqué qui l’a conduit de la France qui l’avait accueilli, au Brésil où il s’est réfugié avant d’y être emprisonné. L’actualité récente a remis Cesare Battisti à la une des journaux. L’Italie de Berlusconi souhaite récupérer ce symbole des années de plomb, quitte à le réduire à un Droit Commun, tandis que le Brésil se débat dans un dédale politico-juridico-constitutionnel, pour arrêter une position définitive sur le statut à accorder à Battisti.
Battisti est devenu à la fois symbole et bouc émissaire de causes multiples, complexes, sujettes à polémiques. Son sort est aujourd’hui entre les mains du Président Lula mais quitter la prison où il se trouve depuis bientôt trois ans ne résoudra pas tous ses problèmes. Il aura besoin d’amis, d’être épaulé, et pas uniquement au Brésil.
La troupe bordelaise du Gai Savoir, vient de monter une pièce très forte et d’une grande sensibilité, à partir de son dernier roman : « Ma cavale ». Cet « opéra nocturne et clandestin » est un prétexte original pour évoquer l’histoire de Cesare Battisti et rappeler qu’il est avant tout un auteur de talent
L’organisation de ce spectacle à Pau, suivi d’un débat avec la participation (à confirmer) de Fred Vargas, écrivaine figure emblématique de la cause de Battisti offrira aussi l’occasion d’un débat sur certaines valeurs maltraitées dans ce pays qui a vu naître les Droits de l’Homme. Une occasion aussi de rappeler que la publication du décret de naturalisation française de Cesare Battisti fut bloquée… Par qui ? Pourquoi ?
Dans l’immédiat le Comité de soutien brésilien à Cesare Battisti invite instamment à signer la pétition qu’il a mise en ligne et qui est destinée au Président Lula Da Silva. Ce comité très actif, espère une manifestation massive de français, élus ou simples citoyens, simplement pour rappeler qu’il est toujours présent dans nos mémoires. http://www.petitiononline.com/mod_p...
Pour se faire une opinion, il peut être très utile de prendre connaissance de l’entretien d’Olivier Favier avec Fred Vargas que vient de publier la Revue des Ressources. Celui-ci constitue une excellente synthèse sur « l’affaire » Battisti. A mettre dans les mains de tous ceux qui n’accrochent pas leurs valeurs aux variations saisonnières des enjeux électoraux, qui veulent en savoir un peu plus sur la question, et pour les convaincre que cette cause est une bonne cause. http://www.larevuedesressources.org...
Contact : fac.totum vf5 orange.fr, tél : 0559309030. http://www.journalfactotum.com
Personellement, je soutiens l equite de Themis les yeux bandes et condamne toutes formes de violence qu elles soient etatiques ou terroristes.
Faire une breche d un cote du mur, c est ouvrir une berche psychologique de l aute a mon avis. Si vous laissez le terrorisme d extreme gauche etre, n etes vous pas responsable de l apparition de la violence etatique ?
C est un cercle vicieux.
De plus, tuer des etres humains est un akte qui peut etre extremenent lourd d un point de vue metaphysik. S engager dans de telles voies, ou meme les soutenir en idee, me parait dement.
Certes Athena doit etre klemente, mais je condamne tous les kotes de la violence a la prison.
Non ?
Alan Abeberry