Intervention de Liêm Hoang Ngoc au congrès du PSE.
Chers camarades,
Poul Rasmussen et Martin Schulz l’ont souligné hier, notre première tâche pour aider l’Europe à sortir de la crise et d’œuvrer à la régulation des marchés financiers.
Avec mes collègues du groupe S&D au Parlement européen, nous travaillons dans cette direction :
par la mise en oeuvre de la supervision et de l’évaluation du risque systémique ;
par la définition d’exigences de fonds propres plus importants pour les acteurs financiers ;
par l’encadrement de la titrisation ;
par la création d’un passeport européen pour les fonds spéculatifs ;
par la taxation des transactions financières ;
par l’encadrement des rémunérations des dirigeants ;
par la lutte contre les paradis fiscaux.
A cet égard, je voudrais en particulier m’adresser à nos camarades britanniques, eux qui subissent chaque jour la pression des lobbies de la City. J’en appelle à leur résistance. Aidez-nous, mes camarades du New Labour, à réglementer les marchés pour que des crises comme celles de 1929 et 2008 ne puissent plus se reproduire.
Enfin, libéraux et conservateurs voudraient nous faire croire que la crise est derrière nous, alors même que la croissance restera molle et que le chômage explose.
Ils martèlent déjà sur tous les tons qu’il faudra, dès l’an prochain, en revenir à des politiques réduisant à nouveau le périmètre de l’Etat social et des services publics qui ont pourtant faut preuve de leur efficacité comme amortisseurs de crise.
Pour rester fidèles à notre mission, il faut clairement rejeter ces projets néo-libéraux que la Commission européenne dissimule sous le terme trompeur de "politiques de sortie".
Telle doit être, mes chers camarades, notre feuille de route économique, pour la période qui s’ouvre.