La réforme de la formation des maîtres envisagée par le gouvernement aboutirait à réduire la formation professionnelle des futurs enseignants à quelques stages et à quelques modules optionnels.
Le métier d’enseignant est un métier difficile, qui exige une formation spécifique. Avec la réforme en cours, c’est donc une baisse de la qualité de l’enseignement qui se profile. Au final, ce sont les élèves qui feraient les frais. C’est aussi un message de mépris qui est envoyé au monde enseignant, dont la spécificité du travail est ainsi ignorée.
Le Parti socialiste demande depuis longtemps un renforcement de la formation des maîtres. Une réforme est nécessaire, mais elle doit aboutir à améliorer la préparation des enseignants, pas à la réduire pour des raisons d’économies budgétaires. Une réforme des IUFM est attendue par les enseignants, qui souhaitent être mieux préparés et mieux soutenus dans leur mission, mais il ne saurait être question de les supprimer.
Cette réforme – la « mastérisation » - va également accroître la sélection sociale des étudiants et déstabiliser l’ensemble des formations de master.
Le Parti socialiste demande au gouvernement de revoir totalement sa réforme et d’écouter les enseignants.
Pour toutes ces raisons, nous nous associons au mouvement social qui débutera ce jour dans toute la France, sous le mot d’ordre « enseigner est un métier qui s’apprend », pour la défense d’un service public de l’éducation, renforcé et revalorisé, qui puisse redevenir le socle de l’égalité républicaine.
une réforme de la formation des enseignants est certes absolument nécessaire et surement pas celle envisagée aujourd’hui mais ce qui l’est encore plus est une réforme des concours de l’enseignement. Je suis stagiare IUFM en tant que cpe, et mes collègues enseignants sont, à leur prise de poste, le plus souvent dans l’inconnu en arrivant dans une classe. pourquoi le capes est un doublon des épreuves universitaires et non un concours avec un entretien de motivation et des études de cas ? Pourquoi les cpe sont-ils les seuls à se poser les questions de la démocratisation et de la massification de l’enseignement, de l’autorité, de la perte de reconnaissance du savoir( cf marcel gauchet)... ? Toutes ces questions sont aussi celles que nous devons nous poser pour une politique éducative qui aille au-delà de l’utilitarisme scolaire.